suède 2013

suède 2013

NOUS

Sommes une famille composée ou plutôt recomposée d'individus marqués par le voyage.
Les parents ont bien roulé leur bosse, mais ont du mettre leur vie entre parentheses quelque temps, leur vie mais aussi leur gout du voyage et peut etre aussi leur physique ( un peu tout de même ).
Quant au rejeton il est lui le pur fruit d'un voyage et nous l'espérons sera aussi le pur fruit de nos voyages.... Voila nous n'avons pas d'autre ambition que celle de vous faire partager nos excursions petites ou grandes , passées ou futures......

vendredi 24 septembre 2010

ISLANDE 2010 Un petit point sur notre matériel





Le trek du Laugavegur s’étend sur 50km, sur un terrain aux dénivelés relativement abordables mais le Laugavegur reste un Trek engagé de par sa météo.

En cette fin de mois de Juin 2010, nous n’avons pas eu à subir de pluie et de neige mais cela aurait pu arriver. La seule grosse intempérie que nous avons affrontée est le vent ou plutôt la tempête.

L’autre particularité de ce Trek ce sont les passages à gué, de mémoire il y en a quatre tout au long du parcours.

Ces éléments nous ont obligé à prendre le matériel adéquat et même si une partie ne nous a pas servie, c’est que ODIN nous a relativement épargné. Si c’était à refaire nous ne changerions rien à notre équipement (ou presque rien alors…)

Je vais détailler notre liste en quatre postes (ça rappellera des souvenirs à quelqu’un cette histoire de postes) :

- la pluie
- le froid
- la marche
- le bivouac

La Pluie :

Ben on en a pas eu ! Ou alors 5 gouttes pas plus.

Mais si on en avait eu et bien on l’attendait de pied ferme !

Voila chacun avait bien évidemment sa veste GORETEX.

Pour Madame il s’agit de mon ancienne veste Millet dont je ne connais pas le modèle mais qui présente l’avantage aux yeux de ma douce d’avoir des poches ou elle peut fourrer ses nappes qui lui servent de mouchoir et les encas nécessaires à sa progression.

Quant à moi le père noël m’avait apporté une ALPHA SL de chez Arcteryx. Ya pas beaucoup de poches mais tant mieux, en marchant je n’aime pas avoir les poches remplies.

J’aime sa capuche qui enveloppe parfaitement du nez aux sourcils sans pour autant géner la vision périphérique. Par grand vent c’est appréciable.

Pour le bas nous avons opté pour des surpantalons de chez…..DAMART SPORT. Ben ouais ils ne sont pas trop chers, ils ont l’air d’être de qualité, quant à leur imperméabilité….ben on ne sait pas encore.

Les mains. Rien de plus désagréable que de marcher les mains trempées et en plus ça refroidit.

Aussi avions nous opté pour des surmouffles du vieux C. La non plus pas de retour possible.

Pour les sacs à dos nous avions des sursacs de Marque Active Leisure, jaunes Fluo pour le grand bonheur d’un Autrichien qui se repérait de loin grâce à nous.

La couleur était délibérément choisie pour être visibles l’un de l’autre en cas de brouillard et au cas ou nous aurions besoin d’être repérés par les services de sécurité…on ne sait jamais.

Ces sursacs avaient aussi l’avantage de se fermer complètement et de protéger ainsi les sacs à dos des précipitations éventuelles et du voyage dans les soutes des bus et des avions.

Le froid :


Comme disait Mon Adjudant : « le froid est un état d’esprit »….ça se discute…y a deux Ecoles….

Nous on s’est dit, si ça se trouve en Islande ça peut être une réalité…allez savoir…

De haut en bas, ladies first, ses cheveux, un bandeau polaire pour les oreilles, un t shirt manches longues Damart Sport , une polaire D4, une paire de collants de sports LIDL au cas ou, une paire de gants Black diamond.

Pour moi, une cagoule Millet , une soft shell TNF que je ne porterai que le soir (pas forcément nécessaire), un tshirt LIFA de chez H/H, une polaire Elk Eider. Collants LIFA de chez H/H (jamais portés).

Gants Millet.

La marche :
S’il y a bien un « poste » où l’on ne laisse pas de place au hasard c’est celui-ci.

On a opté depuis longtemps pour des Meindl. Pour Mademoiselle c’était des Bornéo, pour moi des Island (ça tombe bien).

Les chaussettes ont aussi leur importance, ma douce avait la plupart du temps des chaussettes de trek Gosport

Dont elle fut plus que satisfaite quant à moi il s’agissait de chaussettes TREKLIGHT de chez X SOCKS.

Ces dernières maintiennent bien le pied un peu à la façon d’une chaussette de contention ce qui, je pense, limite ou retarde l’apparition des cloques et autres échauffement.

En Islande la marche prend une autre dimension, une dimension amphibienne avec les passages à gué.

Pour franchir les cours d’eau nous avions choisi d’emporter nos chaussons de kayaks en néoprène. Mais dés le premier franchissement j’ai su qu’en ce qui me concerne, je ne pourrai pas m’en contenter. L’eau froide s’y engouffrait et me tétanisait les pieds au point que je n’avançais qu’en serrant les dents.

Heureusement avant de partir j’avais fait l’acquisition de « FOOTSACKS » de chez Hellsport.

Le principe est simple, il s’agit de sacs imperméables qui englobent totalement le pied et montent jusqu'à hauteur des genoux. La semelle est en tissus adhèrent et plus épais que le reste du sac. Les footsacks disposent de trois élastiques de serrage : un à la cheville, un au niveau du mollet et un dernier au dessus des genoux. Ces trois élastiques permettent de solidariser le footsack à la jambe et empêchent l’eau de pénétrer dans la chaussure.


Je dois avouer qu’au départ j’étais sceptique. Aussi le lendemain au deuxième passage à gué entre ALFTAVATN et BOTNAR j’ai remis mes chaussons néoprène protégés par mes footsacks. Mes chaussures nouées autour du coup ne risquaient pas d’être mouillées.

Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant que je pouvais désormais franchir les rivières sans me déchausser et en gardant les pieds au sec.

Depuis je franchissais les rivières confortablement chaussé de mes Meindl et de mes footsacks .

Les pieds au chaud et au sec. Quel confort, quel gain de temps ! Plus besoin de se déchausser puis de sécher ses pieds pour ensuite remettre ses chaussures. Mais aussi quelle sécurité ! Libéré des contraintes du froid on peut se concentrer alors sur les endroits ou poser son pied dans un courant toujours prêt à vous faire tomber.

Pour le séchage des FOOTSACKS, après chaque franchissement il suffit de les pendre au sac à dos, le vent et le soleil se chargent du reste.

Un dernier mot concernant le franchissement des rivières, veillez à toujours détacher les boucles des ceintures lombaires et pectorales de votre sac à dos, ainsi en cas de chute vous ne serez pas emporté par le courant en même temps que votre sac.



Le bivouac:


Le meilleur moment, la récompense, le réconfort, le repos du guerrier, etc., etc.

Encore faut il que cela se passe dans de bonnes conditions. Pour cela mieux vaut mettre toutes les chances de son coté et ne pas hésiter à prendre du bon pour éviter les mauvaises surprises.

Le bivouac est le moment ou l’on récupère de sa journée tant physiquement que psychologiquement (mais l’un et l’autre sont liés), c’est le moment ou l’on reprend des forces pour le lendemain.

L’abri, ici, c’est la tente. Il nous faut une tente légère à porter, chaude, résistante aux intempéries et surtout au vent. Notre choix s’est porté sur la Vaude Hogan Ultralight 2 places, un peu moins de1800grammes. Certains diront qu’elle est un peu chère. Certes mais on en a pour son argent. Une facilité de montage utile par grand vent et un ensemble qui tient le coup. Son seul défaut c’est son abside, juste de quoi y mettre ses chaussures point barre.

Pour les duvets nous avions un Carinthia Defence 4 et un Mirage Valandré. Des duvets prévus pour le froid mais nous n’avons pas trop eu à en souffrir.

Ce que nous avons surtout apprécié ce sont les sacs à viande en soie. Légers et confortables ils augmentent la température de 5° à l’intérieur du duvet.

Certes nous n’avons pas pu le constater mais ils ont l’avantage d’être agréables à même la peau et de protéger les duvets.

Concernant les tapis de sol, madame avait son vieil autogonflant guide light de Therm a rest que je lui envie et moi le ridge rest de luxe de la même marque.

Le guide light et solide, confortable, compact une fois roulé et assez léger mais on n’en trouve plus…

Le ridge rest est léger (580gr), relativement confortable mais cela reste un matelas mousse même s’il est plus confortable que la moyenne. Son gros inconvénient c’est l’encombrement.

La bouffe, la graille, le miam miam pourrait faire l’objet d’un article à elle seule. Nous en retiendrons ceci : deux bouteilles de gaz type cv470 (450gr) y a rien de trop ( petit dej’, café thé , soupes, repas midi et soir) le pare vent est indispensable, le riz en lyophilisé c’est pas bon. Les tasses thermos sont un peu lourdes mais réellement bienvenue pour garder les boissons et soupes au chaud.

Une petit remarque tout de même sur notre dernier jour de rando. A midi il nous était impossible de s’arrêter pour préparer le repas à cause de cette tempête de cendres dans laquelle nous nous trouvions. Nous avons donc trouvé refuge dans un petit talweg à l’abri d’un buisson pour avaler une Power Barre. Même si ce n’est pas conçu pour la rando , incontestablement ça booste l’organisme. On est repartis de plus belle et sans aucune sensation de faim de toute l’après midi.



Enfin après l’effort, le réconfort et on ne vous aurait pas tout dit si on ne vous avait pas parlé du succulent repas du refuge de Thorsmorck composé de mouton rôti, de poisson , de pommes de terre, de légumes, le tout avec une sauce succulente sans oublier les fraises au sirop même avec le mouton c’est bon …faut dire qu’après une semaine de lyophilisés….tout est bon.

Petite conclusion sur le matériel:
 
C'est cher, certes, mais un bon matériel , c'est un matériel pratique , solide, confortable voire sécurisant. Le choix du matériel peut faire la différence entre une bonne rando et une rando de M**** (je sais, c'est grossier, mais c'est le terme que vous emploierez quand votre rando tournera mal)
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire